Packard, un symbole américain au Quebec

Elle a ses lignes reconnaissables de la grande époque des voitures racées sortant tout droit des usines de Detroit. En 1953, à l’âge d’or des belles américaines, voiture de luxe issue des usines des frères Packard, la Packard Patrician 400 faisait rêver plus d’un américains. Montez à bord, démarrez le moteur et laissez vous conduire pour une balade mythique du Québec : la Gaspésie. Cette péninsule immense plonge dans les eaux du fleuve Saint-Laurent et de son estuaire tout en dévoilant des paysages spectaculaires. Sur des routes parfois escarpées, vous prendrez tout le plaisir de la conduite de cette voiture carrossée avec ses châssis chromés qui rappellent les plus belles heures des américaines, dont le slogan publicitaire a été percutant jusqu’au bout : « ask the man who own one “ (demandez à celui qui en a une). Voiture de collection symbolique car elle est la fin de ce mythe de la marque de luxe, qui fermera les portes de son usine en 1958, la Patrician 400 était l’un des modèles les plus coûteux de la marque vendue uniquement en berline quatre portes.

A son volant, explorez les parcs nationaux, nombreux en cette région, de Gaspésie, du Canada Forillon ou encore de l’île de Bonaventure et du Rocher percé, pour ne faire plus qu’un avec la nature à un rythme lent comme pour en apprécier toute la beauté majestueuse.

Dans la belle province, une américaine de cette taille ne sera qu’à peine remarquée et pourtant, les chromes rutilants dessinés par John Reinhart feront briller le regard des passants. Opposé à une autre grande marque américaine, Cadillac, Packard n’a pas su prendre le virage de la modernité et de la nouvelle automobile accessible à tous, se positionnant en haut de gamme pour faire concurrence à la Cadillac V16, mais n’offrant pas les options que la clientèle souhaitait à ce moment là. Etendard de la marque, la Patrician 400 sera le dernier emblème de Packard qui disparaîtra quatre années plus tard en 1958. Du luxe bourgeois d’une voiture à celui d’une province, il n’y a qu’un volant à prendre…